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jeudi 30 septembre 2010

Biographie de Cheb Nasro

Né le 30 novembre 1960 dans la petite ville d'Ain-Temouchent en Algérie, Cheb Nasro fut le premier fils après cinq filles. A l'âge de 2 ans, son oncle lui achète une « Derbouka », un tambour traditionnel, c'est là son premier contact avec la musique qui deviendra plus tard sa voie. Et à seulement 6 ans, ses camarades de classes l'acclamaient déjà lors des fêtes de classe et autres célébrations, l'incitant à chanter pour eux.

Source d'inspiration pour beaucoup, Cheb Nasro connut la libération du colonialisme français ainsi que la guerre civile qui s'en suivit pour le pouvoir en Algérie. Ce se sont ces événements marquants qui ont touché profondément la vie artistique de Nasro qui consacra plus de 130 titres à l'expression de ses émotions vis à vis de son pays, des conséquences de la guerre civile. Le reste du temps, Cheb Nasro chante l'éternel thème universel qu'est l'amour avec des titres comme Ya Elli Chaghla Balii, Aarssek, Galbi Aachek Laytima ou encore Guabletni We Dare.

C'est à Oran, ville où il a passé une grande partie de sa vie, que Cheb Nasro rencontre Cheb Zahouani, célèbre chanteur Raï qu'il a pour voisin. Ce dernier, conscient du talent du jeune Nasro, commence à l'emmener fréquemment avec lui aux mariages dans lesquels il se rend pour chanter. C'est à partir de là que Cheb Nasro, 17 ans, fait ses débuts de scène, encouragé par ses voisins et amis et amasse environ cinq dollars pour sa toute première performance.

Ce fut un tel succès que le propriétaire du cabaret où il chante ce soir-là, lui propose une position permanente de 3h00 à 4h00 chaque nuit. A 18 ans, il enregistre son premier titre professionnellement et voyage en compagnie d'autres noms du Raï pour se reproduire dans les festivals et salles de concert un peu partout en Europe.

Cheb Nasro fut pour des années le concurrent principal de Cheb Hasni à cause de leur style similaire porté sur le côté sentimental de la musique Raï. Ce n'est qu'en 1991 qu'ils se rapprochent finalement lors qu'un voyage à Paris, où le hasard avait voulu qu'ils se retrouvent dans le même hôtel, et deviennent ami. Ils demeurèrent très liés jusqu'à l'assassinat de Cheb Hasni en 1994.

Après la mort tragique de Hasni, alors que beaucoup d'artistes Raï, ayant peur pour leurs propres vies, annoncent publiquement qu'ils se retirent du milieu de la chanson, Cheb Nasro déclare qu'il honorera la mémoire de son ami en continuant de chanter jusqu'au bout.

Les années qui suivent se passent dans la peur pour Cheb Nasro qui vit dans la crainte d'un attentat sur sa personne. Il part pour les États-Unis et devient ainsi le premier et unique artiste Raï de l'Histoire à signer avec un label américain (Melodia Records).
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Biographie de Cheb Hasni

Hasni CHAKROUN (1er février 1968 - 29 septembre 1994). Adulé par les milliers de jeunes algériens des deux cotés de la méditerranée, Hasni CHAKROUN est né en 1968 à Oran dans le quartier populaire de «Gambetta». Personne alors ne se doutait que cet enfant calme et timide était destiné à devenir un jour l'une des stars les plus reconnues de la chanson algérienne et du Raï.

Surnommé «le rossignol de Raï» Cheb Hasni a pourtant grandi dans une pauvreté affligeante, élevé au milieu de ses six frères et sœurs par un père soudeur et une mère au foyer.

Comme la grande majorité des jeunes maghrébins dans le monde, Hasni se tourne vers le football, sport qu'il pratique en équipe et pour lequel beaucoup le considèrent comme une étoile montante. Néanmoins, le jeune homme a d'autres plans: La chanson. Issu d'une classe sociale qui souffre, il chante sa révolte et ce, dès la sortie de l'école. Se succèdent alors les petites fêtes de village et les mariages; le Raï prend alors la plus grande partie de son temps et le jeune chanteur y met tout son cœur, choisissant ainsi d'arrêter ses études afin de se consacrer entièrement à son art.

C'est à 18 ans que Cheb Hasni enregistre son tout premier tube en duo avec la célèbre chanteuse Cheba Zahouania intitulé El Baraka M’rennika. Le titre sera un succès immédiat et marquera ainsi le début d'une carrière faite de 150 albums en seulement 8 ans.

Ses chansons sont sentimentales, profondément personnelles voire même intimes et c'est ce qui enchante et séduit la jeunesse algérienne qui commence à ne jurer que par lui et son talent. Cependant, son trop plein d'honnêteté et ses paroles osées lui valent de s'attirer les foudres des religieux du pays qui n'apprécient guère son franc parler et son audace.

Mais le «Julio Iglesias Oranais», comme certains l'appellent, continue tout de même son ascension vers le sommet et des titres tels que Consulat, Gaa Nsa, Mazel Kayen, Galou Hasni Met, Srat Biya Kissa voient le jour. La pression islamiste n'arrive pas à faire taire le jeune homme, bien au contraire; la censure le rend encore plus populaire dans tout le Maghreb, faisant de lui le porte-parole de toute une génération.

Une voix mélodieuse, un charisme incontestable, Hasni parle d'amour, de plaisir et de désir, de séduction mais aussi de sexe, d'alcool ou même de mort; rien n'est tabou pour Cheb Hasni. 150.000 personnes assistent à l'un de ses derniers concerts à Alger et El Visa, l'un de ses derniers tubes se vend à plus de 250000 exemplaires.

Et alors que le public en redemande, les extrémistes du FIS continuent de voir rouge; Sous la pression de l'intégrisme, sa femme demande le divorce face à l'entêtement de Hasni de ne pas quitter l'Algérie malgré toutes les menaces et les attentats sur sa personne. Elle s'en va donc en France, à Perpignan emmenant avec elle leur fils Abdallah.

Fils éternel d'Oran, c'est sa loyauté infaillible à son pays et ses fans qui le perdra finalement; En 1994, Oran, la ville qui l’a vu grandir, le verra aussi mourir, assassiné de deux balles dans la tête, à la sortie d'un café, tout près de chez lui.

Le Rossignol du Raï laisse derrière lui des millions de fans à travers le monde qui le pleurent encore aujourd'hui, et plus de quatre cents titres en l'espace de huit années de carrière.

Artiste victime de l’intégrisme, Cheb Hasni repose désormais au cimetière Aïn Beïda d’Oran.
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mardi 28 septembre 2010

Biographie de Cheb Mami

Cheb Mami, (Mohamed Khelifati à l'état civil), est un chanteur de musique raï, né le 11 juillet 1966 à Graba-el-Oued dans la wilaya de Saïda en Algérie. Cheb Mami chante aussi bien en français qu'en langue arabe du Maghreb.

Il se fait remarquer par sa voix souple et aiguë lors d'un concours en 1982, où il interprète un classique, "El Marsam".

Entre 1982 à 1985, Cheb Mami a enregistré environ 10 cassettes, produites entre 100.000 à 500.000 copies. Il arrive à Paris en 1985 et participe en 1986 au festival de raï à Bobigny, aux côtés de Khaled ou Fadela et Sahraoui.

Il enregistre à Los Angeles son album de 1991, Let Me Raï, mais ce dernier souffre de la guerre du Golfe. Ce n'est qu'en 1994 qu'il atteint un large succès avec Saïda, dont le titre est un hommage à sa ville natale.

Cheb Mami a joué dans le film 100% Arabica de Mahmoud Zemmouri (1997). il jouait le rôle de l'élève de Karim Bouderba. Il reçoit le Prix Miroir de l'espace francophone en 1997. Il participe en 2002 au concert de Solidays.

Il est populaire dans le monde grâce à ses nombreux duos avec de grandes popstars dans son album Du Sud au Nord. On y trouve notamment des duos avec Sting pour "Desert Rose" (1999), Zucchero pour "Cosi Celest", Susheela Raman, Corneille, et Diam's pour "Non ce sera non". Il participe aussi à un duo très symbolique avec le chanteur kabyle Idir dans Azwawi.
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Biographie de Cheb Khaled

Cheb Khaled, de son vrai nom Hadj Brahim Khaled (arabe : خالد ), est un chanteur populaire de Raï, né à Oran le 29 février 1960. Enfant, ce fils de policier se passionne déjà pour la musique en clamant son admiration pour Elvis Presley et Johnny Hallyday, mais aussi pour la musique égyptienne d'Oum Kalsoum ou le reggae de Bob Marley.

Cheb Khaled apprend le chant et l'accordéon et débute selon la tradition, en jouant pour les cérémonies de circoncision et les mariages.

A 16 ans, il plaque le collège et enregistre son premier 45 tours : Trig el lici, (la route du lycée), apologie de la drague buissonnière. Cheb Khaled est parmi les premiers à enregistrer sur cassette et tourne dans les cabarets de la côte. Cheb Khaled devient une vedette en Algérie sans jamais passer à la radio : le Raï chante les filles et l'alcool il est donc interdit à l'antenne.

Nommé « Cheb » au Festival d'Oran en 1985 dont il gagne le premier prix. C'est grâce à Khaled que la musique Raï a connu de nombreux changements par l'intégration d'instruments occidentaux tels que la guitare, la basse, le synthétiseur et le saxophone.

Après un succès phénoménal, Cheb Khaled s'installe en France à partir de 1986 et enregistre « Kutché », son premier album, où il évolue vers le jazz et la pop.

En 1992, l'album « Khaled », produit à Los Angeles par Don Was, entre parmi les 50 albums les plus vendus en France. Le titre « Didi » est le premier grand succès du Raï. C'est ce titre qui popularise cet album à grande échelle.

En 1993 l'album « N'ssi N'ssi » sera la bande-son du film « 1, 2 ,3 Soleils » de Bertrand Blier. Ce titre lui vaudra le César de la meilleure musique écrite pour un film en 1994. Khaled ne cache pas non plus ses idées anti-islamistes et ne remet plus les pieds en Algérie. Il crée avec le chanteur berbère Idir l’association « Algérie la vie » et organise un grand concert de soutien le 22 juin 1995, au Zénith de Paris qui fait salle comble.

En 1996, il enregistre l'album « Sahara » en collaboration avec Jean-Jacques Goldman. C'est de cette union que naîtra l'autre plus grand succès du Raï « Aïcha » qui se vend à des millions d'exemplaires.

La même année, Cheb Khaled chante en duo avec Mylène Farmer "La Poupée qui fait non" sur scène lors de certaines dates du Tour 96 de Mylène Farmer. Le titre a un tel succès qu'il sort en single et un clip vidéo de la performance live des deux artistes fait le tour des chaînes francophones.

26 septembre 1998, Cheb Khaled se produit devant 15,000 personnes pour la soirée « 1,2,3 Soleils » à Bercy. Un concert exceptionnel avec à ses côtés Faudel et Rachid Taha pendant lequel les trois stars de la chanson interprètent le tube planétaire « Abdel Kader ».

Après « Hafla » en 1998, son album « Kenza » (le prénom de sa fille) sort en 1999. Enregistré aussi avec Jean-Jacques Goldman, l'album contient une reprise de la chanson « Imagine » de John Lennon que Cheb Khaled chante en duo avec la chanteuse Noa.

Le 14 novembre 2000 est une date historique pour Khaled qui donne son premier concert à Alger après plus de vingt ans en exil. Cependant, sa tournée prévue aux États-Unis en 2001 est annulée en raison des attentats du 11 septembre.

Nommé en 2003 comme Ambassadeur de bonne volonté de l'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture, il sort son album « Ya Rayah » en 2004 alors qu’il est dans l’actualité pour de sombres histoires de pension alimentaire impayée. Cette année là même, il participe au CD « Agir Réagir » en faveur des sinistrés du tremblement de terre d'El Houceima au Maroc.

Entre 2006 et 2007, Cheb Khaled enchaine trois duos; « Henna » avec Cameron Cartio puis « Love To The People » aux côtés de Carlos Santana ainsi que le titre « Benti » avec la chanteuse française Melissa M où il apparaîtra même dans le clip vidéo de la chanson dans le rôle du père de la jeune fille. En 2009, pour la soirée Raï’n’B Fever, Cheb Khaled interprète au côté du groupe Magic System la chanson « Même pas fatigué ». La même année, il sort un nouvel album intitulé « Liberté ».

Il représente l'Algérie lors de la coupe du monde de football 2010 en Afrique du Sud et participe à la cérémonie d'ouverture en chantant un de ses plus gros tubes : « Didi ».

Désormais, Cheb Khaled demeure au Luxembourg, où il s'est installé après avoir fui la France et les accusations de violences conjugales et d'abandon de domicile portées contre lui par sa femme
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Biographie de Elissa Khoury

Elissa Khoury, connue sous le nom d'Elissa (en arabe: إليسا) est une chanteuse libanaise.

Née le 27 octobre 1972 de l'union d'un père libanais (décédé d'un cancer en 2004) et d'une mère syrienne, Elissa a été élevée dans la vallée de Bekaa au Liban. Elle a trois frères : Kamel (qui est DJ), Ghassan et Jihad, ainsi que deux sœurs dont l'une, Norma, vit au Canada. Elissa détient une licence en Sciences Politiques de l'université du Liban.

Son premier contact avec le public se fait à l'âge de 16 ans alors qu'elle fait du théâtre. Cette expérience lui donne envie de se tourner vers la chanson. Vers 1992-3, Elissa Khoury participe à l'émission Studio El Fan où elle remporte une médaille d'argent. Suite à cela, elle fait des concerts jusqu'en 1998-9 où elle sort son tout premier album « Baddi Doub » qui se vend à 150 000 exemplaires; succès d'une ampleur colossale. Grâce à son duo avec le célèbre artiste de flamenco français Gerard Ferrer, elle se trouve invitée à participer au Festival International de la Musique en 2000 à Cannes.

Son second projet de l'année 2000 est un duo avec l'artiste Ragheb Alama pour la chanson « Betghib Betrouh ». Sa popularité n'a plus de limites après ce titre qui est inclus dans son second album « W'akherta Ma'ak », lequel se vend à plus de 200 000 exemplaires.

La même année, Elissa Khoury enregistre un autre duo, cette fois-ci en anglais/arabe avec l'artiste Chris DeBurgh. « Lebanese Nights » fut enregistrée à Londres et figure sur l'album 2002 du chanteur « Timing Is Everything ». Pour ce projet, le musicien et compositeur irlandais a spécialement choisi la jeune libanaise.

En Juin 2002, Elissa Khoury sort son 3ème album intitulé « Ayshalak » qui se vend à 2 950 000 exemplaires grâce à son premier single dont le clip fut tourné à Paris sous la direction de Fabrice Begotti. Elissa y figure en robe de Christian Dior ce qui fait de la libanaise la toute première représentante arabe de la marque de haute couture française. « Agmal Ehsas », second single tiré de l'album est également un grand succès et cette année-là, Elissa Khoury remporte le Murex d'Or pour meilleure artiste féminine de l'année pour « Ajmal Ihsas » dont le clip remporte également le prix de meilleur Clip Vidéo Arabe.

Son 4ème album « Ahla Donya », en 2004, est écoulé à plus de 3 400 000 exemplaires; c'est l'un des albums les plus vendus au Moyen-Orient. Cet album marque aussi le début d'Elissa avec la chaîne musicale arabe Rotana. L'album a été élu meilleur album du Monde arabe par le World Music Awards en Août 2005.

Étant l'une des égéries de la marque Pepsi, Elissa Khoury a participé à plusieurs spots publicitaires, notamment au côté de la diva américaine Chrisitina Aguilera en 2006. Cette collaboration entre les deux chanteuses était aussi une façon de promouvoir le tout nouvel album d'Elissa « Bastanak » qui se vend à plus de 3,7 millions d'exemplaires et lui vaut de gagner son second World Music Award en Novembre. Néanmoins, son duo avec Cheb Mami sur la chanson « Haili » remporte, quant à lui, très peu de succès par manque de promotion de la part des deux artistes.

Décembre 2007 voit la sortie du 6ème album d'Elissa « Ayami Beek » et en 2008 il reçoit le prix des meilleures ventes dans le monde arabe et reste classé au top des ventes pendant 6 mois. Son premier single « Betmoun » s'est classé n°1 dès sa sortie, se plaçant comme seconde chanson à jamais avoir accédé au top 20 de la chaîne Rotana en première place.

En 2009, Elissa enregistre un duo avec Fadel Shaker titré « Jowa El Rooh » qui figure sur l'album du chanteur libanais « Ba'da Al Bal ».

Elissa est considérée comme étant une rivale par excellence de chanteuses arabes comme Nancy Ajram, Nawal Zoghbi ou encore Haifa Wehbe. Malgré des rumeurs selon lesquelles Elissa Khoury et Rotana seraient en conflit, la jeune femme signe un nouveau contrat avec la maison de production et sort à la fin de l'année 2009 son 7ème opus «Tsadaq Bmein ». Cet album lui vaut son troisième World Music Award en 2010 pour meilleure vendeuse de l'année au Moyen-Orient.
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Biographie de Abdelhadi Belkhayat

Né en 1940 à Fès, Zougari El Idrissi Abdelhadi, dit Belkhayat, a quitté très tôt sa ville natale pour s'installer à Casablanca. Une audition à la radio, rue l'Brihi, le pousse rapidement sur le devant de la scène, dominée à l'époque par Mohamed Fouiteh, Maâti Belkacem, Brahim Alami.

Il réussit à imposer son style avec sa voix chaleureuse et ses mélodies d'influences orientales. Il représente la nouvelle génération avec Abdelwahab Doukkali, Latifa Amal, Mohamed Hayani. Une génération fascinée par l'Egypte et ses Oum Kalthoum, Farid El Atrach, Abdelhalim Hafez et autres. Ce pays avait reçu a bras ouverts Sabah la libanaise, Warda El Jazaereya et bien d'autres. Ce qui décide Belkhayat à partir lui aussi à la conquête du pays des pharaons en espérant trouver une place au soleil.

Abdelhadi Belkhayat s'inscrit au conservatoire supérieur de musique arabe du Caire et trouve tant bien que mal sa place dans cette jungle dominée par certains auteurs et compositeurs. Mais c'est la grande déception qui l'attend. Le dilemme étant de chanter en égyptien ou rentrer bredouille. Il choisit la deuxième option. Les trois années (entre 1965 et 1967) passées là-bas lui ont permis malgré tout de se faire connaître du public égyptien. Beaucoup d'égyptiens se rappellent encore de son passage et regrettent qu'il ne soit pas resté. Belkhayat, lui, n'a pas regretté, puisqu'il a accumulé succès et gloire tout en préservant son style original. Il est non seulement la coqueluche de toute une génération de marocains mais devient vite une star en Algérie, puis plus tard en Tunisie et en Libye.

En 1973, son concert à l'Olympia de Paris rassemblera plus de gens sur le trottoir que dans la salle par manque de places. A cette même époque, il tente une carrière cinématographique avec deux rôles proposés par le réalisateur marocain Abdellah Mesbahi :"Silence sens interdit" (1973) et "où cachez-vous le soleil?" (1979) où il partage la vedette avec Abdelwahab Doukkali. Ces films, tournés entièrement au Caire, sont restés inédits au Maroc.

Pendant ce temps, il multiplie les collaborations avec des auteurs comme Ahmed Tayeb Elalj, Abderrafiî Jaouahiri et son compositeur favori Abdeslam Amer qui ont su populariser son côté classique tout en lui apportant une touche chic et romantique. El Qamar el ahmar, Fi Qalbi jarh q'dim, Aouni nensak sont de grands classiques et font désormais partie du patrimoine collectif marocain. La voix forte de Belkhayat présente l'avantage de s'adapter à différents genres musicaux; Il peut passer sans difficulté de la plus difficile qassida de Mohammed Abdelwahab au plus populaire des airs de Hocine Slaoui. Le succès continuera jusqu'à la fin des années 80 où il entame une période mystique et se consacre exclusivement aux psalmodies coraniques. Il se retire dans une mosquée casablancaise et fait l'imam pendant quelques années. Ses fans, pendant ce temps, continueront à répéter le refrain de son qitar El hayat, son dernier véritable succès, tout en le considérant comme le dernier mythe marocain vivant, au même titre que Nass El Giwane ou Jil Jilala.

En 2000, Abdelhadi Belkhayat décide de ne pas s'arrêter là et reprend la chanson pour satisfaire un public toujours demandeur. Il promet un album pour l'année suivante mais aussi une grande tournée à travers les villes du royaume.
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Biographie de Hamid Bouchnak

Né le 13 mai 1969 à Oujda, au Maroc, Hamid Bouchnak est issu d'une famille qui connait bien la musique. En effet, son père, Benyounès dit 'Afandi', est un musicien très réputé dans le milieu de la musique arabo-andalouse. C'est donc très jeune, à 5 ans seulement, que le petit Hamid se met à chanter auprès de ses frères.

Doué et pour le chant et la composition (il a écrit la plupart des titres importants du groupe), Hamid Bouchnak est l'un des piliers les plus essentiels de la formation des 4 frères Bouchnak.

Poussés par leur père qui les encourage à persévérer dans le milieu de la musique, Hamid Bouchnak et ses frères animent les mariages et autres fêtes pendant un moment avant de finalement enregistrer leur toute première cassette en 1983. Ce fut un succès.

« Janoura », chanson incluse dans l'album, gagne le premier prix lors du concours « Adoua El Madina » (les lumières de la ville). Ceux qu'on appelle désormais les chevaliers du Raï, grâce à leur son unique aux musicalités métissées d'occidental, de reggae et de pop/funk, se font connaître au delà des frontières du Maroc, et bientôt, leur public outre-mer les réclame. Ainsi, Hamid Bouchnak et ses frères enchainent des tournées en Europe et dans le monde arabe à la rencontre de leurs fans.

Le groupe se sépare en 1992 d'un commun accord et sort pour cela « Ana Ghadi » (Je pars). C'est un cadeau au public qui les a suivis et soutenus durant leur carrière. Hamid Bouchnak revoit souvent ses frères plus tard et ils collaborent même ensemble sur certains titres.

Hamid Bouchnak décide de se lancer alors en solo. En 1995 avec « Rahet Liyyam » (les jours sont passés) puis « Ya Bent Ennas » en 1996. Le titre « Laafou Ya Moulana » lui permet de se démarquer et de se faire un nom dans le milieu en temps que Hamid Bouchnak et non plus comme étant membre de l'ancien groupe des frères Bouchnak.

MCM international le gratifie, en 1997, du prix de meilleur chanteur de l'année avec son titre en duo avec son grand ami, le chanteur Malek « Ma bka lina amal » (il ne nous reste plus d'espoir).

A l'occasion de la participation du Maroc à la Coupe Du Monde 1998 en France, Hamik Bouchnak sort la chanson « Allez, Allez » afin d'encourager les lions de l'Atlas. Le single fait partie de son album « Planète Maroc ».

Désormais citoyen franco-marocain, Hamid Bouchnak retourne enfin en 2004 avec l'album « Moussem » qui marque un nouveau départ avec un nouveau son et un tout nouveau look.

En 2010, Hamid Bouchnak sort « Hamid » son 10ème album qui vient s'ajouter à la longue liste d'une carrière riche de musique dite 'World' et de sonorités qui restent profondément marocaines tout en s'ouvrant à la musique du monde.
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Biographie de Cheb Bilal

Comme de nombreuses stars du Raï, c'est en animant les fêtes de village et les mariages que Cheb Bilal, né MOUFOK Bilal a su se faire un nom dans le monde de la musique. A l'image de Cheb Hasni, Cheb Bilal a grandi dans la ville d'Oran après avoir vu le jour à Cherchel le 23 Juillet 1966. Ses parents divorcent alors qu'il n'a que 3 mois et c'est donc son grand père qui l'élève.

A Oran, il suit les cours du conservatoire et se donne corps et âme à sa musique qui, à l'époque, n'était pas encore le Raï. Dans les années 80 il fonde son groupe « El Ahouar » et en 1987 remporte un premier prix lors d'un concours de chansons. C'est cette victoire-là qui le propulse au rang de superstar dans son pays, mais Bilal décide de quitter alors son Algérie natale pour la France en 1989.

C'est donc à Marseille que l'idée de devenir chanteur de Raï germe dans son esprit. Fraichement débarqué dans la cité phocéenne, avec pour seul bagage ses nombreux textes, il gagne bien vite le soutien de la communauté algérienne en France qui le pousse à se faire connaître. Cheb Bilal remplit alors les petites salles et fait ses vrais débuts sur scène en ouverture de concert de Cheb Hasni.

Acclamé, il sort en 1997 son album « Babor Li Jebni » grâce à l'aide d'une petite maison de production. L'album est un véritable succès en Algérie et bien vite, les titres « Ghorba » et « L'hem » deviennent des références dans la chanson Raï. Ses paroles expriment le quotidien infernal qu'est l'exil et dépeignent la solitude et le vécu personnel de Bilal. Ce sont ses mots qui touchent et émeuvent le public qui reconnaît en lui un talent indéniable et une nouvelle référence du Raï moderne.

L'album Sidi Sidi sort en 2002 et marque officiellement le début du chanteur avec un label important. Fidèle à son son, l'album est un vaste pot-pourri d'influences diverses, mariant ainsi la musique traditionnelle et des violons, des congas ou encore des cuivres. Bien qu'il dise se sentir plus à l'aise en arabe, les chansons sont un mélange de français et de sa langue maternelle tout en restant profondément maghrébines.

En 2003, Cheb Bilal sort l’album Fakou et participe ensuite à un disque de jazz, Les enfants de Marguerite-Marie.
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Biographie Nancy Ajram


Nancy Ajram, née le 16 mai 1983 à Achrafieh (Beyrouth), est une chanteuse libanaise. Elle est la fille de Nabil et Rimonda Ajram, ainsi que la sœur ainée de l'actrice Nadine et du chanteur Nabil.
Nancy Ajram est nommée par l'hebdomadaire américain Newsweek comme l'une des chanteuses les plus influentes du monde arabe en 2005. Vue par plusieurs comme icône de la beauté libanaise, la jeune femme rivalise dans le cœur des adolescents du Moyen-Orient et du monde arabe avec les chanteuses Elissa et Haifa Wehbe.

Fascinée par les célèbres chanteuses de la musique classique telles qu'Oum Kalsoum, Fairouz ou encore Warda, Nancy Ajram suit des cours de chant et de musique avec les plus grands professeurs de chant au Liban. Ainsi, elle est accueillie par le syndicat des artistes professionnels pour en être membre. Ayant détecté chez elle un grand talent, ces derniers lui prédirent une carrière artistique prometteuse.

La chanteuse libanaise commence à chanter dès sa jeunesse (8 ans) en participant à des concours et des émissions pour la chaîne de télévision libanaise arabophone LBC et reçut son tout premier prix a à peine 14 ans. Nancy gagne également un concours sur la chaine Future TV en chantant un morceau d'Oum Kalsoum dans l'émission Nogoum al-Fan (Les étoiles de la chanson).

Nancy est élue successivement en 2003 et 2004 comme meilleure chanteuse arabe par le magazine Zahrat al-Khalij. Elle est désormais l'image médiatique de la marque Coca-Cola dans le monde arabe après avoir été celle de Pepsi et l'égérie de la gamme de bijoux 'Damas'.

En 1998, Nancy Ajram rencontre son premier succès avec son album « Muhtaghalak » produit par son père. S'en est fini des concours, Nancy entre dans la cour des grands. Nouveau parcours, nouvelle médiatisation, les chaines passent ses clips en boucle et le titre se classe n°1 pendant trois semaines successives. En 2001, son second album « Sheel 3younak 3ani » sort dans les bacs.

Mais ce n'est qu'en 2003, avec la chanson « Akhasmak ah » tirée de son troisième album « Ya Salam » que la carrière de Nancy Ajram explose. Elle impose un nouveau style avec des chansons plutôt simples mais très originales, fruit de sa première collaboration avec le producteur Gigi Lamara. La chanson « Yay », également issue de l'album connaitra un succès tout aussi énorme.

En 2004, son troisième album « Ah w Noss » voit le jour. Avec des titres tel que « Lawn 3younak » et « Enta Eih » Nancy devient la chanteuse libanaise la plus médiatisée dans le milieu musical de l'ensemble des pays arabes et rentrant ainsi dans le cercle très fermé des rares artistes à avoir vendu plus de 3 millions de copies dans le monde entier de son album, s'élevant au niveau d'Elissa, Najwa Karam, Nawal Zoghbi, Samira Said, Amal Hijazi et Latifa, seules chanteuses à avoir réalisé ce score de vente.

Nancy Ajram retrouve son public avec son album « Ta Tabtab wa Dala3 » en 2006, puis en 2007 avec « Shakhbat Shakhabit » pour lequel la chanteuse fera une vidéo dédiée aux enfants. Ce clip fait ressortir le côté enfantin de Nancy Ajram et sa popularité grimpe davantage.

Son album « Kol jore7 » (Chaque Blessure) sort en 2008 et comprend 12 titres dont « El Dounia Helwa » (La vie est belle). La même année, Nancy Ajram participe à la chanson collective « Adhameer Al Arabi » (La conscience arabe) en compagnie d'autres artistes du monde arabe.

Jouissant d'une notoriété internationale, Nancy Ajram a assuré des tournées dans le monde entier (Maroc, Égypte, Syrie, France, Amérique, Espagne, Emirates, Tunisie, Kuwait...). La chaîne 'MBC' l'a même suivie lors de sa tournée américaine dans les plus grandes villes du pays (Boston, Chicago, Los Angeles, Las Vegas...) dans le cadre de son émission ''Behind The Scene''.

Nancy Ajram est une chanteuse persévérante et travailleuse, elle passe de longues heures au studio afin de donner le meilleur d'elle-même, de réaliser, d'interpréter et de préparer des chansons réussies qui éblouiront ses fans.

Nancy Ajram a déjà vendu plus de 10 millions d'albums dans le monde entier, dont 4 millions au Liban, se distinguant comme l'une des plus grandes vendeuses de disque de tous les temps (3ème place) dans son pays natal.

Nancy Ajram a décroché plusieurs titres dans divers spectacles et éditions au pays du Cèdre et en Égypte où elle est élue superstar, notamment : le titre de la chanteuse la plus populaire du monde arabe en 2004, 2005 et 2006 lors du Murex d'Or arrangé au Casino du Liban et le titre de meilleure chanteuse arabe par le magazine Zahrat Al Khalij en 2003 et en 2004.

Tout comme Haifa Wahbi ou Myriam Fares, Nancy Ajram déroute l'opinion à cause de son usage de la séduction, du langage corporel et de la danse qui caractérisent sa carrière artistique. Alors que le grand public la plébiscite, encourage son reversement des sociétés conservées; certains critiquent son style de musique, sa manière de chanter et ses opérations chirurgicales pour transformer son visage.

Les clips vidéos multiples de Nancy Ajram ont fait fureur dans le milieu musical et parmi ses fans, principalement les chansons suivantes : Mihtagalak, Sheel 3younak 3ani, Akhasmak Ah, Ya Salam, Yay, Ah w Noss, Lawn 3younak, Oul Tany Keda, Enta Eih, Ta Tabatb wa Dala3, Mo'gaba, Ana Yalli, Ehsas Gdid, Elli Kan, Shakhbat Shakhabit (3 vidéos en une : Shakhbat Shakhabit, Shater, Katkouta), Resala lel 3alam, La Makhelsiti El Hekaya, Ilha9ni, Enta Masry, Habib El Omr et enfin Khalik Bi Wijj El Ghadab.

Nancy Ajram a pu conquérir la foule par sa beauté enfantine, sa musique particulière ainsi que la richesse et la diversité de sa discographie.
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Biograghy de Amr Diab

Amr Diab (Amr Abd-Albaset Abd-Alaziz Diab), a new born star for his phenomenal singing talent had his first glow to life on the 11th of October 1961 in Port Said, Egypt. His father was the chairman of Marine Construction & Shipbuilding. He played a great role to igniting the early sparks of musical inspiration towards Diab's early stages in his professional music career. Amr at the age of six sang at the July 23rd Festival in Port Said, he was surprisingly rewarded with a guitar from the governor for his excellence.
Amr Diab had earned his bachelor degree in Arabic Music and graduated at the Cairo Academy of Arts in 1986.
Professionally, Amr Diab entered the musical arena and introduced his first album "Ya Taree'" (1983), integrated with the audience and gained lots of attention and success. Amr followed on producing several great albums: "Ghanny Men Albak" (1984), "Hala Hala" (1986), "Khalseen" (1987), "Mayyal" (1988), "Shawa'na" (1989) and "Matkhafesh" (1990).
Amr was chosen to perform and represent Egypt at the 5th Tournament of African Sports in 1990 where he sang in English, French and predominantly Arabic. Decisively and during the same year the star decided to invade the cinema with a role in the film "El Afareet" with Madiha Kamel. Then came his other hit albums "Habibi" (1991), "Ayyamna" (1992) and "Ya Omrena" (1993). In 1992 and 1994, Amr played two more roles in the cinema in "Ice Cream Fe Glim" and "Dehk Wele'b Wegad Wehob"--which additionally was chosen as the opening film in the Egyptian Film Festival.
Amr Diab's musical career stemmed and kept growing, aiming for musical excellence. He followed on and released the album "Weylomony" (1994). Amr Diab officially established himself as the super star of the Arab world, demarcating the launch of "Rag'een" (1995) and the popular "Nour El Ein" album (1996) which was not only a success in the Middle East but in the whole world, and "Awedony" (1998).
Amr Diab thereafter made a break through with one of his best smashing hits "Amarain" album (1999), Diab engaged with two singers during this album and produced amazing duets, one with the Algerian­French based Cheb Khaled song "Alby" and the second with the Greek Angela Dimitriou song "Bahebbak Aktar".
The years 2000, 2001 & 2003 witnessed the compilation of all Amr Diab's past experience put together and release of Amr Diab's most magnificent albums ever "Tamally Ma'ak" , "Aktar Wahed" and "Allem Alby", as he engraved his quality of voice singing incorporated with astonishing sense of composer and musical arrangements. Amr always favored innovation of new music, form and style. He merged the Arabian oriental theme of music and the western style of musical beats, arrangements and finalization.
Respectively, Amr Diab has achieved the World Music Awards twice, as best selling middle eastern singer in both his albums "Nour El Ain" in 1998 and "Aktar Wahed" in 2002. Also received a Platinum Award for the sales of "Nour El Ain".
2004's summer witnessed the release of "Leily Nehary" album, Diab gave his fans what they've been longing for, a dazzling hit which blew their minds off and topped their sensations. "Leily Nehary" according to the production company "Rotana" and the fans is to be one of the most successful albums out in the market. "Kammel Kalamak" was released by December 2005 after a long anticipation from Amr's fans, according to the big sales records, the album was worth the wait! The album contains 10 tracks representing a year and half of continuous studio efforts.
Amr Diab's domestic life is just as rewarding as his musical career, married to Zena Ashoor, his children are Nour (girl), the twin Abdu-Allah (boy) & Kenzy (girl), and Jana (girl). The father Amr Diab is a great family man, who dedicates and cherishes his time to his family.
Amr Diab's hard work and passion to creating quality music and new stylized musical techniques was his ultimate aim throughout the years. He has certainly and clearly delivered to all his multi-national fans around the globe and proved that he is one of the best Middle Eastern singers with extraordinary talent, determination, charisma and charming appearance.
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